De 1938 à la fin de la Seconde Guerre mondiale, plusieurs milliers de personnes ont servi de cobayes aux médecins d'un laboratoire secret installé en Mandchourie par l'occupant japonais. Victimes d'injections du bacille de la peste, du choléra, du typhus, enfermés dans des chambres froides ou gazés, ils sont condamnés à une mort certaine. Aucun ne survivra. Écoutez Serge Viallet
Compétition - IIe Prix du film d'histoire de Pessac L'homme sans sépulture
Un film de Marta Meszaros
Hongrie
Première française
L'histoire :
Le parcours d'imre Nagy, premier ministre hongrois au moment de l'invasion de Budapest par les chars soviétiques, en novembre 1956. Nagy sera ensuite brièvement tenu prisonnier en Roumanie, avant d'être ramené en Hongrie afin d'y être jugé au cours d'une parodie de procès…
Pierre Henri Deleau, délégué général du festival, présente le film.
Projection spéciale - «Du pain, des larmes et du rêve… Léon Blum et la montée des fascismes »
En hommage à Jean-Michel Gaillard
Un film de Laurent Catherine écrit par Jean-Michel Gaillard
L'histoire :
Les années 30, Blum et le Front Populaire, la Guerre d'Espagne, la montée des fascismes en Italie et en Allemagne, ont suscité un immense intérêt, parce qu'ils ont été une folle période d'utopie, le champ expérimental d'armes et de tactiques, le laboratoire du mensonge politique et de la propagande, mais aussi l'affrontement entre tous les totalitarismes du siècle. Nous suivons dans son intimité le cheminement d'un homme qui s'interroge, au nom de la morale et d'un idéal, et qui les mesurent aux réalités : de 1933 et l'arrivée d'Hitler au pouvoir, jusqu'en 1938 et les accords de Munich. Léon Blum meurtri par son impossibilité d'intervenir en Espagne, confronté à l'antisémitisme et aux ligues fascistes, dans une France secouée par des convulsions et des passions. Une France cernée par l'Italie de Mussolini et l'Allemagne d'Hitler. Une France un peu insouciante où le peuple rêve à des lendemains qui chantent et qui goûte aux premières joies des congés payés. Une France pacifiste, enfin, traumatisée par la « Grande Guerre » qui fuit les bruits de bottes et clame « Plus jamais ça ». Un homme qui, comme aucun autre homme politique, déchaîne les haines : de l'extrême droite antisémite au Parti communiste. Un juste et un homme d'Etat pour la plupart, un lâche et un traître pour les autres.
Pour les captations sonores suivantes : « Inauguration officielle », « Conférence d'ouverture » et « Cérémonie de clôture » nous remercions l'agence Artemis pour leur collaboration.