Nikos Aliagas : Missolonghi, la ville de mes ancêtres

Nikos Aliagas : Missolonghi, la ville de mes ancêtres

Ces photographies contemporaines font écho à l'oeuvre d'Eugène Delacroix conservée au musée : La Grèce sur les ruines de Missolonghi. Cette peinture est présentée actuellement à la galerie des Beaux-Arts dans l'exposition La passion de la liberté. Des Lumières au romantisme.


Exposition de photographies prises par l'artiste-photographe et journaliste Nikos Aliagas à Missolonghi en Grèce, ville dont est originaire sa famille.

"Missolonghi, la ville de mes ancêtres, je porte en moi ses silences et ses songes […]

Ici les dieux ont laissé place aux mortels, des hommes et des femmes qui ont préféré la mort à l'esclavage, des êtres libres malgré le long siège de la ville par les troupes de l'armée ottomane. Missolonghi est un idéal, un sacrifice que l'on retrouve dans le célèbre tableau d'Eugène Delacroix "La Grèce sur les ruines de Missolonghi" peint en 1826 quelques mois après le massacre des habitants de la ville. Leur mort en est devenue un symbole entraînant par la suite l'intervention des puissances européennes qui permit la libération finale de la Grèce dans la guerre d'indépendance contre le joug turc [...]

Ce tableau m'accompagne depuis l'enfance, comme une image qui fait partie de mon existence [...] Près de deux siècles plus tard, je photographie les habitants de la ville. A sa façon, le deuil des ancêtres est toujours là, il s'est transformé en une douce mélancolie. J'aime la dignité et la fierté de ses habitants, ils sont des enfants de Delacroix et de Lord Byron (le poète anglais venu défendre les Grecs est mort à Missolonghi). A Missolonghi, le Temps s'est arrêté et n'a gardé que l'essentiel, un souffle de liberté. Je suis ému et fier de vous présenter les descendants des héros de ma ville, sur les traces d'Eugène Delacroix."

En savoir plus : http://www.musba-bordeaux.fr


Du mercredi 19 juin au dimanche 13 octobre 2019,
Musée des Beaux-Arts, Bordeaux.


Écoutez Nikos Aliagas.

prise de son réalisée par Frédéric Dussarrat